Accompagnement confidentiel et sans engagement

Réussir en 2026 la consultation sur la situation économique et financière

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Temps de lecture : environ 12 min

La consultation annuelle sur la situation économique et financière (art. L.2312-25 du Code du travail) est le rendez-vous le plus complexe du calendrier social. Pour la Direction, c’est souvent une obligation. Pour les élus de CSE, c’est l’unique fenêtre légale permettant de comprendre les comptes de l'entreprise, les choix des actionnaires, d’anticiper les menaces sur l'emploi et de comprendre le partage de la valeur.

Pourtant, recevoir les comptes annuels et le rapport de gestion ne suffit pas. En 2026, la difficulté réside autant dans l'accès à l'information que dans son interprétation. Comment distinguer une santé financière solide d'un simple "habillage" comptable ? Pourquoi certaines filiales affichent-elles des pertes alors que le Groupe réalise des bénéfices historiques ? Quel sera l'impact réel de l'Intelligence Artificielle sur la rentabilité et les effectifs d'ici 12 mois ? Maîtrisez chaque étape de votre consultation économique et financière.

Une analyse pertinente doit aujourd'hui explorer quatre zones critiques :

  • une lecture claire des comptes et de la BDESE
  • décodage des choix du groupe : comprendre comment les conventions intragroupes, les prix de transfert ou les management fees impactent votre entreprise
  • la trajectoire du Cash-Flow : au-delà du bénéfice affiché, c'est la génération de trésorerie qui détermine la bonne marche de l'entreprise, l'emploi et la capacité de l'entreprise à financer son futur, sa transition écologique et numérique.
  • l'anticipation : utiliser la consultation économique et financière pour détecter, via les perspectives à 12 mois, les investissements, un éventuel désengagement de l'actionnaire, un projet de restructuration

Pour expliquer des informations souvent techniques, l’expert-comptable choisi par le CSE (art. L.2315-88) apporte une lecture indépendante et pédagogique.

Cette consultation obligatoire du CSE, au service exclusif des élus, est intégralement financée par l’employeur.

L'aboutissement de cette consultation est la rédaction d'un avis structuré et défendable.

Difficulté à décrypter les comptes de votre entreprise ?

Clarifiez votre consultation économique et financière avec un expert-comptable spécialisé en CSE.

Accompagnement confidentiel et sans engagement

Bloc Sommaire CSE – indépendant

PREMIÈRE PARTIE :

Comprendre la consultation “situation économique et financière” du CSE et les raisons de la faire ?


Consultation du CSE : intérêts et objectifs

La consultation sur la situation économique et financière du CSE est l'une des trois consultations obligatoires récurrentes. Elle permet aux élus d’analyser les comptes annuels et la politique de recherche et développement, d’évaluer la santé réelle de l’entreprise (incluant désormais les conséquences environnementales) et de rendre un avis motivé communiqué à l'organe de direction.

Elle peut être accompagnée par un expert-comptable financé à 100 % par l'employeur (art. L. 2315-80 et L. 2315-88)

Cette consultation transforme votre rôle : vous ne recevez plus simplement des documents, vous devenez un acteur du dialogue social. En analysant le passé, vous anticipez les menaces sur votre futur emploi tout en représentant l'intérêt des salariés.

Pourquoi cette consultation économique est importante pour votre mandat d'élu :

  • sortir du rôle de "spectateur" : comprenez les mécanismes financiers

  • anticiper les risques : passez du constat comptable à la détection des menaces sur l'emploi ou les investissements

  • comprendre votre quotidien : analysez comment la santé financière impacte vos primes, vos outils de travail, vos outils (IA) et votre charge de travail

  • suivre l'argent : identifiez l'arbitrage entre le versement de dividendes (ou rachats d'actions) et la reconnaissance du travail des salariés.

Cette consultation économique et financière matérialise l’expression collective du CSE (article L. 2312-8) via une information et un avis du CSE formalisé.

L’objectif : détecter les signaux financiers avant la crise

Comment identifier une entreprise qui va mal malgré un discours rassurant ?

La direction présente souvent une situation sous son meilleur jour (ou celui qui l'arrange). Pourtant, des indicateurs financiers, des "bruits de couloir" révèlent la réalité des perspectives. Disposer d'une analyse professionnelle permet d'exprimer des questions, des points de vigilance sur les marges et la pérennité de l'entreprise.

Deux alertes à surveiller / vérifier :

  1. L'analyse du Cash-flow et du BFR : une entreprise peut être bénéficiaire mais manquer de trésorerie. C’est le premier signe de danger pour l'emploi.

  2. Repérer le désengagement de l'actionnaire en France : un arrêt brutal des investissements ou une remontée massive de cash vers le groupe doivent alerter le CSE.

Comprendre le partage de la valeur : salariés vs actionnaires

Les fruits de la croissance sont-ils équitablement répartis ?

Le partage de la richesse est au cœur des préoccupations et du dialogue social. La consultation économique est le seul moment où vous pouvez challenger l'équilibre entre la rémunération du capital, l'Etat et celle du travail.

Les points de vérification critiques :

  • Dividendes et rachats d'actions : comparez les montants versés aux actionnaires avec les augmentations de salaires et les investissements productifs.

Par exemple : en 2022, les majors pétrolières ont accumulé 151 milliards de dollars de bénéfices entrainant des rachats d'actions et des dividendes records, à l'image des 133 milliards cumulés par le trio Exxon-Shell-Chevron. Ce festin actionnarial a déclenché une vague mondiale de mouvements sociaux, des blocages de raffineries par la CGT en France aux grèves de BP et Chevron, les salariés dénonçant des hausses de salaires dérisoires face à l'inflation.

Résumer la page avec une IA

L'article étant long, cliquez sur un logo : le prompt est automatiquement envoyé à l’IA choisie qui va automatiquement le résumer.

  • Impact sur la participation et l'intéressement : vérifiez si des montages comptables (flux intragroupes) ne viennent pas artificiellement diminuer le résultat local, pénalisant ainsi votre participation et votre intéressement.

La financiarisation de l'économie

« En 2025, les entreprises du CAC 40 ont versé 108 milliards d’euros de dividendes. À titre de comparaison, ce montant était de 56 milliards en 2015. Lorsque j’ai débuté dans les marchés financiers en 2000, nous n'étions qu'à 15 milliards.

Cette forte hausse illustre une financiarisation croissante des groupes. Aujourd’hui, de nombreuses entreprises affichent un "payout ratio" (taux de distribution aux actionnaires) de 60 % avec un effectif en France qui fond. Il faut comprendre qu'il ne lui reste que 40 % pour financer sa transition écologique, investir, innover et embaucher.

Quand votre direction vous oppose une 'fin de non-recevoir' en NAO, rappelez l'évolution du taux de distribution aux actionnaires dans les dernières années.

Ce que la consultation économique apporte concrètement au CSE :

La consultation économique n'est pas une simple présentation comptable, elle transforme votre rôle au sein de l'entreprise. Elle vous permet de sortir de la passivité et :

  • recevoir les "bonnes informations financières" et surtout comprendre la situation économique de votre entreprise (la base)
  • disposer d'un levier d’action : demander les pièces manquantes, exiger une présentation par le DAF/DG, corriger la BDESE si besoin et négocier (NAO : rémunérations, partage de la valeur, GEPP) sur une base factuelle.
  • obtenir une opinion étayée et crédible sur la situation économique et financière et ses perspectives (au-delà d'une simple information).
  • surveiller le fonctionnement de l’entreprise au bénéfice des salariés et formuler un avis motivé du CSE qui informe l'organe dirigeant des interrogations,  structure le dialogue social, protège l’intérêt des salariés et donne une vision de l'ambiance dans l'entreprise
  • vous exprimer, questionner sur des points de vigilance objectivés : marges, trésorerie, dette, flux intragroupe, effets de l’IA/réorganisations sur l’emploi et les conditions de travail.
  • montrer que vous remplissez votre rôle qui implique de s'appuyer sur une expertise solide pour ne pas "tout accepter" par manque d'outils d'analyse ou au contraire ne pas être crédible par des remarques non crédibles.

Un défi de taille pour les élus.
Vous devez surveiller et objectiver la situation. Cependant, décrypter seul des flux intragroupes complexes ou contester la loyauté d'une BDESE reste un exercice périlleux sans assistance technique.

« Nous avons choisi de confier nos expertises économiques et financières à Soxia, et ce fut un vrai tournant : nos avis du CSE sont clairs, structurés et solides.

Leur équipe nous a permis de comprendre les mécanismes complexes de refacturations intragroupe, les choix stratégiques de la direction – notamment la priorité donnée aux dividendes – et leurs effets sur l’emploi et la rentabilité dans un contexte de réduction des coûts.

Grâce à leur accompagnement, nous avons pu négocier deux PSE dans de bonnes conditions pour les salariés. Une équipe compétente, réactive et réellement à l’écoute des élus du CSE. »

G. NOUGUIER Secrétaire du CSE de KELLOGG'S (secteur agro-alimentaire)

Besoin d’appui pour votre avis du CSE ?

Le CSE peut mandater un expert-comptable (financement 100 % employeur) pour analyser les comptes, obtenir des compléments au niveau groupe et structurer un modèle d’avis clair (constats → risques → recommandations → vote).

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SECONDE PARTIE

Obligations légales et BDESE : ce que votre employeur ne peut pas vous refuser (L.2312-25)


Le cadre légal de la consultation du CSE sur la situation économique et financière de l'entreprise est d'ordre public : l'employeur ne peut s'y soustraire et sauf accord, il doit consulter chaque année le CSE.

Les articles L. 2312-25 et L. 2315-89 du Code du travail imposent, pour que votre avis soit "éclairé", une transparence et une loyauté qui dépasse la simple remise de bilans.

Important : la consultation du CSE sur la situation économique et financière reprend quasiment tous les éléments juridiques et jurisprudentiels de  "l’ancien examen annuel des comptes de l'entreprise").

Ce que la direction doit transmettre pour déclencher le délai de consultation :

Les documents obligatoires : BDESE, comptes et rapports annuels

Les élus de CSE nous posent très souvent cette question : quelles sont les pièces que la Direction DOIT légalement remettre au CSE ?

Pour que le délai de consultation sur la situation économique et financière débute, l'employeur doit mettre à disposition dans la BDESE (ou transmettre directement) un socle précis de documents.

Les 5 documents incontournables à obtenir (le minimum)

Au minimum, pour permettre un avis du CSE motivé, la direction transmet officiellement :

  • les comptes annuels (bilan, compte de résultat et annexes comptables). Pour analyser d'où vient la richesse et comment elle est utilisée.
  • le rapport de gestion : il détaille l'activité de l'exercice et les événements importants (s'il est bien fait).
  • le rapport du commissaire aux comptes (CAC) : une pièce maîtresse pour vérifier la certification des chiffres et si vous avez la version finale.
  • les perspectives (année en cours et suivantes) : hypothèses d’activité, marges, investissements, trésorerie ;
  • La note explicative : trop souvent oubliée, ce rapport analyse les résultats passés et détaille les projections de l'entreprise. Il doit être remis au CSE. Dans l'idéal, la présentation de la note doit être réalisée par votre DG ou votre DAF (voir plus bas).

Les :

  • informations R&D / aides publiques (notamment celles ouvrant droit à CIR/CII) et les principaux investissements ;
  • flux intragroupe (si le CSE appartient à un groupe) comme les refacturations, prix de transfert, conventions de trésorerie), dividendes/rachats d’actions et éléments consolidés pertinents.

peuvent être dans les autres documents sinon, ils sont dans la BDESE.

Sans ces éléments, vous ne pouvez rien faire.


Tableau : checklist des documents (L.2312-25)

Document Obligation légale de les faire ? Obligatoire pour le CSE ? Utilité pour l'élu
Bilan & Compte de résultat Oui, pour l'administration fiscale, les actionnaires, les analystes financiers Oui Voir comment l'argent est créé, les marges et comment il est utilisé. Les comptes étant publiés, ils ne sont pas confidentiels
Rapport de gestion Oui, il doit être présenté aux actionnaires Oui Comprendre les variations et donc les choix de gestion de votre Direction
Rapport du CAC Oui, obligatoire par la loi (sauf pour les très petites entreprises) Oui Vérifier la sincérité des comptes et s'il y a des remarques
Perspectives (1 an) Oui, pour la gestion future, les actionnaires, les analystes financiers Oui Anticiper les trajectoires de l'entreprise : CA, dépenses, marges, effectif
Note financière Oui pour les CSE, peut aussi servir aux actionnaires (le contenu est très proche) Oui Doit rendre l'explication aux élus plus facile. Elle doit vous être remise (elle ne doit pas être ultra-confidentielle)

Vous pouvez les demander sans aucun risque car tous ces documents existent et certains sont même publics.

Négocier plus d'informations ?

Le cadre légal constitue un socle minimal. Vous avez le droit de négocier par accord le contenu et les indicateurs de la BDESE pour obtenir des données adaptées à votre contexte spécifique.

Employeur refuse des documents : que peut faire le CSE ?

Que faire si l'employeur ne donne pas les 4 documents principaux ou ne remplit pas correctement la base de données ?

Si les informations sont manquantes ou incomplètes, le délai de consultation ne court pas. Les élus doivent donc contester le point de départ du délai et exiger les compléments pour ne pas se laisser enfermer dans un calendrier restreint. La stratégie diffère radicalement selon la présence ou non d'un expert-comptable du CSE.

Agir sans expert : trois leviers de pression

Ce cas est malheureusement le plus courant : la direction profite de l'isolement ou de la méconnaissance des élus pour filtrer ou refuser l'information. Sans assistance technique, vos recours sont les suivants :

  • La mise en demeure : exigez officiellement les pièces manquantes par écrit (plus rapide) ou via une mention expresse au Procès-Verbal (PV) de réunion (après un échange en réunion).

  • Le levier de l'expertise : mentionnez votre droit de mandater un expert-comptable qui, lui, obtiendra légalement la totalité des pièces. Cette menace suffit souvent à débloquer la situation.

  • Le référé judiciaire : saisissez le Tribunal Judiciaire pour ordonner la remise des documents sous astreinte. Ce recours permet de geler le délai de consultation tant que l'information n'est pas complète.

Pourquoi la direction cède-t-elle face à l'expert ?

Si vous avez déjà mandaté un expert-comptable, les tentatives de rétention d'information de la Direction sont extrêmement rares. Pourquoi ? Parce que le rapport de force est neutralisé par la loi.

  • Une autorité légale incontestable : selon l’article L. 2315-90, l'expert-comptable du CSE a accès aux mêmes documents que le Commissaire aux Comptes (CAC) de l'entreprise. Ce qui permet d'avoir beaucoup plus de documents que le CSE.
  • Une gestion directe : le blocage se gère directement entre l'expert et la Direction. L'employeur sait qu'en cas de refus, il perdra systématiquement devant un juge face aux prérogatives de l'expert.
  • La garantie du secret : l’expert apporte des garanties de confidentialité permettant de traiter des données sensibles que la Direction refuse parfois aux élus.

Au pire, si vous ne recevez pas tous les documents, l'expert-comptable vous les obtiendra.

Dans cette expertise pour le CSE (L. 2315-88), l’expert-comptable demande toutes les informations utiles à sa mission.

Trop souvent, nous constatons que les élus du CSE qui siègent au Conseil d’Administration ou à l’Assemblée Générale reçoivent des documents financiers avec des menaces afin d'empêcher la diffusion au reste des membres ou au contraire des demandes de partage avec les autres élus ...

Ce n'est pas valable, pour la consultation économique, il faut que tous les élus du CSE reçoivent l'information directement de la direction.  Il s'agit de 2 moments différents dans la vie du CSE.

BDESE en pratique : contenu, mise à jour et accès pour les élus

La BDESE (base de données économiques, sociales et environnementale) rassemble les éléments pour la consultation. Cette disposition est d'ordre public, il ne peut y être dérogé.

Les élus du CSE doivent être informés de la mise à disposition des documents financiers dans la BDESE. La partie environnement est ajoutée en 2022.

Sans accord, l’architecture, le contenu et les modalités de fonctionnement de la BDESE (dont les droits d’accès) sont ceux de l’article L. 2312-36 du Code du travail, qui fixent le socle obligatoire minimal. Pour en savoir plus, voir la page sur la BDESE, sa mise en place, son contenu.

Quel est le contenu de la BDESE ? Découvrez comment fonctionne la BDESE et son contenu précis.

Important : la BDESE doit être régulièrement mise à jour (donc plusieurs fois dans l'année). Elle doit être accessible en permanence aux élus (DS, élus du Comité social et économique).

L'expert-comptable mandaté dans la consultation sur la situation économique et financière peut d'ailleurs exiger des documents bien plus complets que ceux de la BDESE, par exemple, les comptes de la société mère (holding), les comptes des filiales, les comptes de gestion, les échanges entre les sociétés du groupe...

La consultation sur la situation économique et le CSE : éviter un contentieux

Quels sont les éléments dans la BDESE : la base de la consultation sur la situation économique ?

Eléments à retrouver dans la BDESE
Liste de base pour que les élus du CSE disposent d’éléments exploitables et rendent un avis motivé.

À minima, les élus du comité social et économique doivent retrouver :

  • Les informations sur l’activité et sur la situation économique et financière et les perspectives sur l’année à venir.
  • Le chiffre d’affaires, les bénéfices ou pertes constatés.
  • Les résultats d’activité en valeur et en volume.
  • Si vous êtes dans un groupe : les transferts de capitaux importants entre la société mère et les filiales.
  • La situation de la sous-traitance.
  • L’affectation des bénéfices réalisés (investissements, dividendes…).
  • Les aides ou avantages financiers consentis à l’entreprise (UE, État, collectivités, établissements publics, organismes privés chargés d’une mission de SP) et leur utilisation (nature, objet, montant, conditions, emploi).
  • Les investissements (sociaux et matériels).
  • Les perspectives économiques de l’entreprise pour l’année à venir.
  • Les mesures envisagées pour l’amélioration/renouvellement/transformation des équipements.
  • Les mesures envisagées pour l’amélioration/renouvellement/transformation des méthodes de production et d’exploitation.
  • Des éléments sur le niveau de dettes et de capitaux propres (base d’analyse financière).

Astuce : exigez des documents datés et exploitables (y compris hors BDESE si besoin) pour déclencher correctement le délai et préparer l’avis.

Votre rôle d'élus de CSE vous oblige à :

  • contrôler le contenu de la BDESE :  actualité et cohérence des données (N-2 / N-1 / N + perspectives).
  • poser toute l'année des questions sur la bonne marche de l'entreprise et vous ne devez pas attendre le jour de la remise de l'avis sur la consultation. Pour en savoir plus cliquez ici.

Objectif : disposer d’une base fiable pour une bonne consultation et surtout un avis du CSE motivé et fiable.

Cas groupe : quelles sont les pièces complémentaires à demander ?

Dans le cas d'une société faisant partie d'un groupe, les directions indiquent facilement que ce n'est pas le périmètre de la consultation ou qu'elle n'a pas l'information. Pourtant, dans le cadre d'un groupe, analyser les comptes d'une seule entreprise sans tenir compte du groupe n'a pas de sens.

Dans l'idéal, le CSE devrait obtenir :

  • États consolidés (extraits pertinents), périmètre et effets de consolidation.
  • Conventions intragroupe (trésorerie, services, IP), prix de transfert, modalités de refacturation.
  • Politique de dividendes/rachats, localisation de la création de valeur dans le groupe.
  • Si société cotée : rapport annuel (sections stratégie/risques/ESG/IA) et présentations investisseurs.

Sur ces points l'expert-comptable du CSE peut les demander et les obtenir.

Art. L. 2312-68 : absence de consultation du CSE = suspension des crédits d'impôt

A connaitre : si la consultation prévue à L. 2312-25 n’est pas réalisée, la sanction peut aller jusqu'à la suspension des aides publiques en faveur des activités de recherche et de développement technologique (article L. 2312-68 du Code du travail). Ce point est souvent oublié.

Pour le CSE, c’est surtout un levier de mise en conformité : rappeler ce risque pour obtenir la tenue rapide de la consultation du CSE.

De l'ancien examen annuel des comptes à la nouvelle consultation économique et financière : ce qui change pour vous.

En 2015 (avec la loi Rebsamen), la consultation obligatoire du CSE sur la situation économique et financière a succédé à l’ancien « examen annuel des comptes » ou « l'expertise des comptes» qui datent de 1946.

La consultation du CSE sur la situation économique et financière recentre l’obligation sur l’analyse économique et financière (comptes, perspectives, risques) et conduit à un avis motivé du CSE.

L’ancienne intervention mêlait des éléments financiers et sociaux. Désormais, la partie sociale (emploi, conditions de travail, santé/sécurité, égalité, rémunérations) est examinée dans la consultation sur la politique sociale.

Cette consultation s’articule avec les deux autres consultations annuelles :

  • comprendre les choix futurs de votre direction : la consultation sur les orientations stratégiques de l’entreprise, son impact sur l'activité future, l'emploi et l'évolution des métiers,
  • étudier les salariés, les augmentations, les bonus, les primes, les évolution de l'emploi, le turn-over concerne la consultation sur la politique sociale de l’entreprise.

Présentation DAF / DG en réunion de CSE : pourquoi l’exiger

Dans la consultation sur la situation économique et financière, il est préférable d'avoir une présentation spéciale réalisée par votre directeur financier (DAF) ou par votre directeur général (DG). Si ce n'est pas le cas, pensez à le demander.

Exigez une présentation des comptes par le DAF ou la DG, plus à même de répondre aux questions financières que la fonction RH.

Exemples de questions à poser en réunion à votre DAF/DG

Il n'y a pas de mauvaises questions, voici quelques exemples de questions légitimes à poser en 2025 :

  • Quelles hypothèses soutiennent les perspectives (volumes, prix, productivité, capex) ?
  • Comment expliquer la variation du chiffre d'affaires (CA) (voir l'impact prix / volumes) ?
  • Où et comment se forment les marges (par lignes, clients, sites) et quels sont les écarts vs les budgets ?
  • Quel est l’impact des flux intragroupe sur la marge locale (avant / après refacturations) ?
  • Trésorerie : quelles tensions à court terme (BFR, retards paiements, covenants) ?
  • Investissements : quels arbitrages sur 12–24 mois et pourquoi ?
  • IA / transformations : effets attendus sur l’emploi, l’organisation et les coûts.

 

Attention fréquence de la consultation : annuelle par défaut ; jusqu’à 3 ans par accord


Ce point est important et à ne pas négliger : par principe, la consultation économique et financière est annuelle.

Un accord collectif peut toutefois l’aménager jusqu’à trois ans maximum en précisant calendrier, périmètre et modalités.

Côté élus, allonger l’intervalle réduit la visibilité sur les signaux de risque et complique la rédaction d’un avis réellement fondé ; mieux vaut conserver le minimum légal et planifier le calendrier en début d’année.

Soyez vigilants, refusez la présentation triennale : souhaitez vous qu'on vous explique la situation, les performances économiques et financières tous les 3 ans ? Pourquoi ne pas rester sur le minimum légal annuel ?

Dans la publication "Missions de l'expert-comptable auprès du CSE" le Conseil National des Experts-Comptables préconise page 65 :

Afin de garantir un suivi régulier par le CSE des questions économiques, sociales et stratégiques, il est recommandé de maintenir la périodicité annuelle des trois consultations obligatoires.


TROISIÈME PARTIE

Pourquoi l'expertise des comptes et l'expert-comptable doublent votre délai de consultation ?


Quels sont les délais pour rendre l'avis et comment l'expertise les modifie ?

Entre votre métier et votre rôle dans le CSE, analyser en plus des centaines de pages comptables est difficile. Dans le cadre de la consultation sur la situation économique et financière, la loi impose des délais stricts (délais préfix). Sans assistance, le CSE dispose généralement d'un mois pour rendre son avis. Avec l'appui d'un expert-comptable, ce délai est porté à deux mois.

Le défi du CSE seul : un mois de stress.

Durant ces 30 jours, vous devez réceptionner des documents souvent sommaires, parfois contester ou challenger le contenu, les étudier, poser des questions pertinentes, analyser les réponses et formuler un avis motivé. Pour des élus qui ne sont pas des professionnels de la finance, cette mission est une course contre la montre quasi impossible à gagner sans risque d'erreur.

L’IA peut-elle remplacer l’expertise humaine ?

L’Intelligence Artificielle, performante pour analyser et synthétiser des volumes de textes importants, rencontre des limites dans la consultation économique et financière. Elle ne peut pallier l'absence d'une investigation de terrain et d'une analyse contradictoire avec l'employeur :

  • Absence d'accès aux données réelles : l’IA ne traite que les documents que vous lui soumettez. Elle n’a pas accès aux pièces comptables, au grand livre, aux échanges avec votre direction ou aux documents confidentiels du Groupe
  • Déficit de pouvoirs légaux : contrairement à l’expert-comptable, les élus seuls et l’IA ne disposent d’aucun droit d’investigation, ni de pouvoir s'appuyer sur les prérogatives du Commissaire aux Comptes (CAC) pour exiger la transparence
  • Incapacité d'interroger la direction : l’algorithme analyse des données figées. L’expert, lui, interroge directement la direction pour lever les zones d'ombre et objectiver les non-dits

La partie juridique (par exemple, l'IA a du mal à trouver les bons articles du Code du travail ou à analyser une décision de justice) et les calculs comptables et financiers ne sont pas encore totalement fiables, soyez vigilants et critiques sur les résultats.

L'expertise : pourquoi l’expert permet d’allonger la consultation du CSE ?

Quel est le fondement juridique de cette extension de délai qui passe de 1 mois à 2 mois ?

L'article L. 2312-16 du Code du travail prévoit que le recours à une assistance d'un expert-comptable justifie un temps d'examen plus long. Ce délai supplémentaire, passage d'1 mois à 2 mois (ou 3 mois en cas de consultations multiples au niveau central et des établissements) est indispensable pour permettre à l'expert de mener une investigation réelle.

L'expert-comptable sécurise ce calendrier :

  • Investigation : il exige et analyse un volume de documents bien supérieur au CSE. 
  • Dialogue technique : il gère les échanges avec la direction pour obtenir les éclaircissements nécessaires.
  • Rapport stratégique : légalement, il remet son rapport au plus tard 15 jours avant la fin du délai pour que vous puissiez préparer votre avis sereinement
Infographie comparant les délais légaux de consultation du CSE : 1 mois sans expert contre 2 mois avec l'accompagnement de l'expert-comptable Soxia.
Comment ne pas se tromper dans le calendrier de la consultation ? Découvrez le détail précis de la procédure.
Important : quand demander une expertise CSE ? Lors de la présentation des comptes de l'entreprise.

Attention : évitez le piège de l’avis négatif à la fin des délais

Si le CSE ne rend pas son avis dans le délai imparti, il est réputé avoir rendu un avis négatif (avis implicite). La direction peut passer "en force". C'est un "piège" qui clôture la consultation sans que vos revendications dans l'avis n'aient été entendues.

Désigner obligatoirement l'expert-comptable du CSE en réunion ?

La désignation doit être mise à l'ordre du jour et impérativement être actée dès la réunion "officielle" de CSE, de lancement de la consultation économique pour que les délais soient respectés. Une erreur de procédure est le premier levier utilisé par les directions pour contester une expertise au tribunal.

La règle : deux votes et surtout pas un seul

Quelle est la procédure de nomination en séance plénière ?

Pour que l'expertise soit inattaquable, la procédure de désignation doit être rigoureuse. Vous devez procéder à deux votes distincts en séance plénière (ordinaire ou extraordinaire) :

  1. Vote 1, (le principe) : le CSE décide de se faire assister par un expert-comptable pour la consultation annuelle sur la situation économique et financière..
  2. Vote 2, le choix du cabinet : Le CSE désigne le cabinet Soxia, expert-comptable à Chatou, pour mener cette mission.

Attention : les 2 votes sont obligatoires, par exemple, un vote unique fusionnant ces deux points va être contesté, ce qui peut annuler la mission.

À inscrire à votre Ordre du Jour (ODJ) :

« Désignation d'un expert-comptable en vue de la consultation sur la situation économique et financière (Art. L.2315-88). »

Lien : Ma direction peut-elle refuser l'expertise ? Découvrez les recours et les risques de contestation au tribunal.

ODJ et résolution de vote - mandat de l'expert comptable

Procédure À soumettre au vote
Ordre du jour (PDF)
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Projet de résolution (Word)
DOCX • Texte de la délibération
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Avant de voter, assurez-vous de faire le bon choix :

Comment bien choisir votre expert-comptable CSE ? Découvrez les principaux critères pour sécuriser votre nomination.

BIEN CHOISIR SON EXPERT

L’expert pour un avis éclairé et opposable du CSE

La matière est technique et volumineuse ; beaucoup d’élus ne sont pas comptables. L’expert :

  • filtre les données trop générales.
  • détaille ce qui impacte l’emploi et les conditions de travail (liens avec politique sociale/stratégie).
  • prépare un rapport pédagogique, puis présente ses conclusions en réunion préparatoire et en plénière.
  • co-rédige avec vous un avis du CSE clair et complet (favorable / défavorable / avec réserves).

Compte tenu de la complexité de cette consultation et de l’ampleur de ses enjeux, l'article L. 2315-88 du code du travail offre au comité social et économique la possibilité de recourir à un expert-comptable de son choix afin de l’assister dans le cadre de la consultation économique et financière.

Pourquoi déléguer à un expert fait gagner du temps (et de la clarté) ?

En tant qu’élus du CSE, vous êtes rarement détachés à plein temps représentant des salariés.

Une grande partie de votre journée est occupée par votre métier qui est souvent éloigné du domaine comptable ou financier. Vous n'avez pas 5 ou 6 heures à passer à étudier les éléments financiers et comptables de votre entreprise, assister aux réunions de CSE voire rédiger les PV ou tenir la comptabilité du CSE (selon votre rôle).

Cette consultation doit former les élus du CSE aux montages financiers parfois complexes, ainsi qu'aux termes économiques et techniques. Elle vous permet de compléter vos connaissances, et surtout de devenir plus autonome.

Par ailleurs, c’est dans le cadre de cette analyse des comptes de l'entreprise que nous pourrons procéder à la vérification du calcul de la participation versée aux salariés et faire remonter d’éventuelles anomalies.

« Soxia nous a accompagnés pendant une période particulièrement difficile pour notre entreprise. Leur expertise a permis au CSE de décrypter les effets de la concurrence des “Bus Macron”, qui a entraîné une chute brutale des marges et un passage de +2 M€ à -14 M€ en seulement deux ans.

Grâce à leur analyse et à leur pédagogie, nous avons pu anticiper le désengagement de l’actionnaire et préparer le PSE final dans les meilleures conditions pour les salariés.

Une équipe humaine, réactive et d’une grande compétence, toujours au service des élus. »

A. DA SILVA Secrétaire du CSE d'EUROLINES (secteur du transport)

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QUATRIÈME PARTIE :

Le pouvoir d'investigation de l'expert-comptable CSE


La principale question de cette partie est : pourquoi l'expert peut-il aller beaucoup plus loin que les élus seuls ?

L’apport de l’expert réside dans sa capacité légale à poser des questions, interroger la gestion, enlever l’opacité financière. Là où les élus se heurtent souvent à des documents filtrés ou à l'argument du "secret des affaires", l'expert-comptable dispose d'un levier d'investigation unique. Son droit d'accès à l'information n'est pas limité à la BDESE.

1- Accès aux documents confidentiels : l'expert peut consulter des pièces sensibles tout en offrant des garanties de confidentialité à l'employeur.

2- Investigation sur tout le périmètre : la mission ne s'arrête pas aux murs de votre entreprise ; elle peut englober la holding et les filiales du Groupe.

3- et l'article L. 2315-90 qui nous donne les mêmes pouvoir d'investigation que le commissaire aux comptes (c'est à dire à tous les documents).

Points examinés lors de la consultation économique et financière
Ci-dessous, des exemples d’éléments fréquemment étudiés (entreprise ou groupe) : liste non exhaustive à définir en amont avec le CSE et l’expert-comptable Soxia pour cadrer l’intervention.

Voici quelques exemples d'éléments à traiter dans l'expertise :


Activité, marges et rentabilité

  • Évolution du chiffre d’affaires et des marges (par produit, magasin, site, zone, pays).
  • Rentabilité par segment ; causes d’écarts (prix, mix, productivité, ruptures).
  • Signaux d’alerte : érosion des marges, dépendances clients/fournisseurs, flux intragroupe pénalisant la marge en France, trésorerie sous pression.

Conséquences possibles : au-delà des économies, un manque de rentabilité peut entrainer une réorganisation voire un PSE.


Groupe, périmètre et flux intragroupe

  • Performance de l’entité dépendante des décisions et flux intragroupe.
  • Analyse des transferts et refacturations : effet sur la marge locale et la création de valeur.
  • Étendre l’analyse au périmètre consolidé (comptes, conventions, prix de transfert) pour juger la situation réelle du groupe, qui est plus que fondamentale, car elle va impacter votre entreprise.

À surveiller : détecter en amont, au niveau du groupe, les choix de gestion appelés à s’appliquer à la filiale.


Emploi et organisation du travail

  • Impact des choix de gestion sur les effectifs: baisse de l'effectif, fermetures de production.
  • Suivi des recrutements, de l’intérim et de la sous-traitance et de leurs effets sur l’organisation.

Conséquences possibles : réorganisations, PSE ou tensions opérationnelles voire fermeture.


Trésorerie, dette, covenants et politique financière

La solidité financière conditionne l’emploi, l’investissement et la capacité à traverser les cycles. Dans de nombreuses entreprises, dividendes et rachats d’actions prennent une place (trop) importante.

  • Apprécier la génération de trésorerie (exploitation, capacité d’autofinancement), la structure d’endettement (niveau, coût, maturités), la solvabilité et la liquidité financière.
  • Évaluer la soutenabilité des distributions (dividendes/rachats) : restent-elles compatibles avec l’investissement productif, la modernisation et un partage équilibré de la valeur au sein de l’entreprise/groupe ? Par exemple TotelEnergies annonce en septembre 2025 : "moins d'investissements pour préserver les dividendes.

Point de vigilance : mettre en perspective, sur plusieurs exercices, la situation de la trésorerie, les montants versés aux actionnaires vs. montants consacrés aux salariés (rémunérations, participation/intéressement, emploi).


Transformations et technologies (dont IA)

Les transformations vont profondément modifier les coûts, les marges financières, les métiers, l'organisation et au final le nombre de salariés :

  • Analyser l’impact économique et opérationnel des changements (juridiques, organisationnels, technologiques) : productivité, qualité, délais, besoins en compétences.
  • Pour l’IA : challenger le ROI, la trajectoire d’emplois et le plan de montée en compétences.

Point de vigilance : consultez le rapport annuel du groupe, où le déploiement de l'IA est souvent expliqué et détaillé. En France, l’IA doit faire l’objet d’une information-consultation du CSE, trop souvent réalisée tardivement (ou pas).


Rémunération collective et partage de la valeur

Le CSE vérifie l’exactitude des dispositifs voire demande des modifications.

  • Contrôle de l’exactitude/équité de la participation et de l’intéressement par le CSE qui peut demander des ajustements.
  • Vérifier les formules, bases de calcul et périmètres ainsi que leur alignement avec la création de valeur, l’investissement et la politique salariale
  • Lorsque les critères / objectifs sont trop ambitieux ou que la répartition manque de cohérence, proposez des modifications (plafonds/planchers, part fixe pour tous complétée d’une part variable, critères plus lisibles).

Point de vigilance : refaites les calculs et gardez en tête qu’une répartition strictement proportionnelle aux salaires favorise mécaniquement les hauts salaires ; envisagez des mécanismes d’équilibrage (plafonds, part uniforme, prise en compte du temps de présence).


Au final

Mettez en place une veille continue (indicateurs réguliers, demandes de compléments) pour objectiver, anticiper les risques et préparer la consultation et l'avis fondé du CSE. Si le sujet devient trop complexe, faites voter l’assistance d’un expert-comptable choisi par le CSE.

Pourquoi l'expert peut-il tout demander ?

L’expert possède des prérogatives d'investigation puissantes, souvent comparées à un droit d'examen approfondi. Selon l’article L. 2315-90 du Code du travail, l'expert-comptable du CSE a accès aux mêmes documents que le Commissaire aux Comptes (CAC) de l'entreprise.

Cette capacité légale lui permet de :

  1. Exiger la transparence totale : il accède aux grands livres, aux balances détaillées et aux contrats de gestion.
  2. Remonter à la source : il a le droit d'étendre ses investigations aux comptes consolidés, à la société mère (holding) et aux filiales si cela impacte la situation de votre entreprise.

Pouvant aller plus loin que les élus du CSE, n'hésitez pas à nous poser des questions et demander de faire des focus

Avant de voter, assurez-vous de faire le bon choix :

Découvrez tout ce que peut demander votre expert-comptable.

TOUS LES ELEMENTS QUE PEUT DEMANDER VOTRE EXPERT

Analyse neutre et pédagogie financière

Comment l'expert transforme-t-il les chiffres en arguments ?

L'expert est un traducteur de stratégie, de choix de gestion. Son rôle est de rendre intelligible la situation économique et financière pour permettre au CSE d'engager un dialogue équilibré.

  • Traduction sociale des chiffres : nous traduisons les agrégats financiers (EBITDA, Cash-flow) en enjeux concrets pour les salariés (primes, salaires, emploi).
  • Comparaison avec vos concurrents.
  • Jugement neutre et objectif : nous mettons en avant les déséquilibres réels de l'entreprise ou du Groupe avec une rigueur technique indiscutable.
  • Aide au questionnement : nous vous aidons à formuler les questions critiques à poser en réunion pour obtenir des réponses loyales de la part du DAF ou du DG.
Schéma des flux financiers entre filiale et holding : management fees, dividendes, conventions de trésorerie et prêts intragroupes

Jusqu'où va le droit d'accès au groupe ?

Dans un Groupe, l'entreprise locale est souvent contrainte par des choix pris au niveau supérieur. L'expertise est le seul moyen pour les élus d'avoir une vision globale du système.

Les zones d'ombre que nous éclairons :

  • Comptes consolidés : analyse de la structure réelle et de la rentabilité globale du Groupe pour comprendre les marges de manœuvre locales.
  • Management fees et transferts financiers : vérification des facturations intragroupes et des prix de transfert qui peuvent artificiellement réduire le bénéfice de votre filiale.
  • Choix fiscaux internationaux : décryptage des arbitrages financiers entre pays et leurs conséquences directes sur les investissements (désinvestissements) en France.
  • Annonces groupe : elles annoncent 5 à 6 mois à l'avance les PSE locaux.

Le mot de l'expert : quand on sait décrypter le langage financier "très policé" il est assez facile de déceler quelques mois à l'avance une restructuration voire un PSE.

L'expert-comptable du CSE peut étendre son investigation aux autres sociétés du groupe. Il peut donc, comme le commissaire aux comptes, dans le cadre de l'article L. 823-14 du Code de commerce, procéder à des investigations auprès de l'ensemble des entreprises comprises dans le cadre de la consolidation (Cass. soc. 8 nov. 1994, n° 92-11443).


CINQUIEME PARTIE :

Déroulement de la mission : 5 étapes simples


Comment se passe l’accompagnement de l'expert-comptable du CSE au quotidien ?

Notre processus structuré décharge les élus de la complexité technique de l’analyse financière. L'expert gère directement les demandes de documents et garantit une analyse exhaustive de tous les enjeux professionnels pour protéger les salariés. La co-construction de l'argumentaire final renforce votre crédibilité et votre poids dans la discussion économique.

Notre proximité est notre premier atout — et celui que vous devez attendre d’un expert-comptable du CSE.

Étape 1 : la prise de contact avec votre expert-comptable

Pourquoi anticiper l’échange avec votre expert ?

Prenez contact soit :

  • en début d'année : le mieux pour tout le monde, permet de planifier, de vous donner les premiers éléments de réflexion
  • en avril : si votre entreprise clôture ses comptes au 31 décembre, la consultation devrait commencer mi-mai
  • dès l'annonce de la consultation dans l'ordre du jour.

Il faut faire attention aux nominations après le départ de la consultation.

Ce premier échange (gratuit chez Soxia) permet de définir le périmètre exact de la mission (Économique vs Stratégie ou Social) et de préparer l’Ordre du Jour, les votes de nomination. Nous validons ensemble la liste des documents, le calendrier et les honoraires.

N'attendez pas : des questions oubliées, posées trop tard risquent de ne pas être traitées dans les délais légaux.

À l’issue de ce premier temps, nous co-construisons la lettre de mission : périmètre clair, livrables, jalons.

Chaque lettre de mission et chaque rapport sont personnalisés à vos attentes — pour une analyse utile, actionnable, et un avis du CSE réellement motivé. Il est difficile d'utiliser l'IA pour nous aider.

Comment bien choisir votre expert-comptable pour sécuriser votre nomination ?

Contactez Soxia dès maintenant.

Bénéficiez d'une aide immédiate pour sécuriser votre ordre du jour et anticiper les enjeux futurs de l'entreprise.

Planifiez un échange rapide et confidentiel avec un expert.

Étape 2 : sécuriser la désignation officielle

Comme vu plus haut dans la « règle : le double vote », la nomination repose sur l’inscription à l’Ordre du Jour et la réalisation de deux votes stratégiques en séance plénière. Cette rigueur évite toute contestation ultérieure de l'employeur.

ODJ et résolution de vote - mandat de l'expert comptable

Procédure À soumettre au vote
Ordre du jour (PDF)
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Projet de résolution (Word)
DOCX • Texte de la délibération
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Étape 3 : analyser pour mieux décider

Comment l'expert prépare-t-il votre dossier ?

Après le briefing définissant vos priorités, l'expert collecte les pièces et dialogue avec la Direction. Nous privilégions de nombreux échanges avec les élus durant cette phase. Cette méthode allège la réunion préparatoire et permet de lever les doutes techniques en amont. N'hésitez jamais à nous solliciter : l'expert est votre soutien permanent.

Étape 4 : réussir la réunion préparatoire du CSE

Cette étape de 3 à 5 heures est le "moment du CSE". Vous vous appropriez les conclusions de l'expert pour construire un avis motivé. C’est le moment de poser toutes vos questions à l'expert et préparer votre avis. En plénière, vos interrogations devront s'adresser à la Direction. Une préparation solide garantit votre crédibilité face au DAF ou au DG.

Étape 5 : réunion finale et vote de l'avis

Comment peser réellement face à la Direction ?

La plénière finale réunit le CSE, l'expert et la Direction. Le rapport sert de base aux échanges. Ici, vous reprenez la main : interpellez la Direction, exigez des réponses précises pour qu’elles figurent au Procès-Verbal (PV). La consultation s'achève par le vote de votre avis motivé, qui engage la Direction à une réponse argumentée.

Notre objectif : réussir votre consultation et, si vous le souhaitez, poursuivre la collaboration dans le futur.

Infographie présentant les 5 étapes chronologiques du parcours SOXIA pour une expertise CSE : Prise de contact anticipée, Sécurisation de la désignation officielle, Analyse pour mieux décider, Réussite de la réunion préparatoire, et Vote de l'avis final. Chaque étape est détaillée avec des conseils et des points clés.

La réactivité et l'écoute sont aussi la clef d'une intervention réussie, surtout au démarrage. Notre intervention commence par un échange collectif avec les élus pour clarifier les objectifs, le contexte, les préoccupations et les raisons du recours à l'expert.

 


SIXIÈME PARTIE :

Avis motivé du CSE : méthode simple pour rédiger un avis à tiroirs clair et argumenté


Pourquoi l'avis du CSE est-il l'aboutissement de la consultation ?

Plus qu'une obligation légale, votre avis est le seul document qui fige votre position votre position collective. Accompagnés d'un expert-comptable, vous accédez à une réalité économique brute qui évite les présentations lissées de la Direction. Ce document sécurise une position unanime et forte, garantissant que la voix des salariés est réellement entendue.

En rendant un avis structuré, vous forcez légalement l'employeur à apporter une réponse écrite et motivée, créant un précédent dans le dialogue social.

Méthode des tiroirs : permet d'être objectif

Comment éviter le piège de la neutralité ou de l'abstention ?

Un avis "neutre" est une opportunité manquée. La méthode des tiroirs permet d'être précis et nuancé pour garder une crédibilité totale face à l'employeur. Il s'agit de décrire la situation telle que vous la comprenez, d'identifier les carences et de porter des propositions concrètes.

Exemple de texte : Le CSE peut voter un avis favorable sur l'activité commerciale, mais défavorable sur la politique de dividendes et défavorable sur le déploiement de l'IA.

L'objectif : produire un texte cohérent, argumenté et voté par l'ensemble des élus pour donner un maximum de poids à vos revendications.

L’avis constitue-t-il une preuve pour l’avenir ?

Votre avis restera au procès-verbal. Il est obligatoirement transmis à l'organe de direction (Conseil d'administration ou de surveillance) et annexé au Procès-Verbal de la réunion.

Une protection juridique et contextuelle :

  • Trace pour le futur : en cas de contentieux ultérieur, l'avis prouve que le CSE avait identifié les risques (sur l'emploi, la stratégie ou les finances) dès la consultation.

  • Aide aux institutions : ce document est également transmis à l'Inspection du Travail, renforçant votre rôle de sentinelle sociale dans l'entreprise.

Comment rendre un avis du CSE, les 4 étapes ?

Il n’existe pas de modèle d’avis du CSE universel : construisez le vôtre. Adoptez un avis structuré en 4 étapes : constats → risques → recommandations → vote.

Plutôt qu’un « oui/non », adoptez un avis à tiroirs : motivations claires, réserves précises, certains points sont favorables, d'autres défavorables.

Structurer et formuler l’avis du CSE : exemple d’avis “à tiroirs”, erreurs fréquentes à éviter.
Méthode prête à l’emploi : constats sourcés → risques/opportunités → recommandations → avis motivé (exemple inclus).

Quelques exemples, mais ne pas oublier que chaque cas est différent :

1) Constats étayés (base factuelle N-2 / N-1 / N + perspectives)

Appuyez l’avis du CSE sur des données sourcées provenant de votre direction et traçables : séries N-2 / N-1 / N et perspectives (12–24 mois).

  • activité & marges par produit/site/zone, mix, causes d’écarts (prix, volumes, productivité, ruptures).
  • charge de travail, sous-traitance, intérim, glissements d’effectifs.
  • trésorerie / dette (BFR, échéances, covenants), capex, dividendes/rachats.
  • flux intragroupe (refacturations, prix de transfert, conventions de trésorerie) et extraits consolidés pertinents.

But : établir un constat objectivé pour rendre un avis du CSE réaliste sur une base incontestable.


2) Risques & opportunités (lecture utile pour l’action)

  • activité/marges : érosion par segment, dépendances clients/fournisseurs, ruptures; opportunités prix/mix/productivité.
  • trésorerie/dette : tensions de BFR, clauses bancaires; opportunités d’optimisation cash et calendrier d’investissement.
  • emploi/organisation : hausse sous-traitance/intérim, IA, signaux de réorganisation/PSE; opportunités GEPP et formation.
  • groupe : flux intragroupe pénalisants, politique de dividendes; compréhension de la stratégie globale et la géographie des investissements.
  • IA/transformations : effets sur coûts, marges, emplois; opportunités d’efficacité avec accompagnement et montée en compétences. Ne pas oublier les salariés qui risquent d'être remplacés par l'IA.

Résultat : une cartographie Risques/Opportunités qui prépare un exemple avis CSE structuré. D'autant plus que vous connaissez trés bien votre entreprise.


3) Recommandations (leviers concrets)

  • pièces à obtenir : extraits du consolidé, conventions intragroupe, détails capex, hypothèses des perspectives, calibrage CIR/CII.
  • présentations DAF/DG : séance(s) dédiée(s) aux Q/R avec scénarios mauvais / prudent / ambitieux.
  • scénarios & capex : projets et calendrier d’investissements aligné marge/trésorerie; jalons et conditions de validation.
  • emploi : encadrement sous-traitance/intérim, trajectoires d’emplois/compétences (IA, réorg), vigilance charge/sécurité.
  • partage de la valeur : dividendes/rachats d'actions vs investissements productif; améliorations participation/intéressement (formules, périmètres, plafonds); part consacrée aux salariés.

Objectif : relier constats → risques → actions pour rendre avis CSE utile et opérationnel.


4) Formuler l’avis du CSE (modèle bref)


Le principe d'un avis :

  • favorable : si perspectives crédibles, investissement suffisant et risques traités. Enfin, aucun risque sur l'emploi n'est détecté.
  • avec réserves si des pièces manquent ou restent non documentées (flux intragroupe, dette, IA) — lister les conditions de levée. Ce cas doit être rare, nous conseillons plutôt aux CSE d'être favorables ou défavorable.
  • défavorable si données insuffisantes, risques majeurs non traités, ou arbitrage dividendes > investissement menaçant emploi/compétitivité, voire risques forts sur l'emploi futur / délocalisations.

Etre défavorable ne doit pas être systématique mais un marqueur fort de désaccord du CSE et des salariés de l'entreprise.


Important : nous vous conseillons de ne pas faire un avis binaire global "le CSE est favorable/défavorable sur la situation de l'entreprise" sans aucune autre explication. Il existe toujours des éléments perfectibles à améliorer.

L'avis du CSE doit donc être détaillé. Par exemple :

  • le CSE est favorable sur les choix de gestion qui augmentent l'activité de l'entreprise
  • le CSE est aussi favorable sur les importants investissements en France
  • mais le CSE est défavorable sur l'implantation de l'IA qui va probablement détruire des postes
  • défavorable sur le gel des recrutements (en lien avec l'arrivée de l'IA ?)
  • défavorable sur la non anticipation de la part des RH de l'arrivée de l'IA

Vous pouvez ajouter que le CSE souhaite ouvrir une négociation sur la GEPP, l'avenir des salariés impactés par l'IA, les formations à mettre en place ...

Dernier point important : il s'agit de l'avis du CSE dans sa globalité. Evitez le vote élu par élu, avec la question de la DRH : es-tu favorable ou défavorable ?


Exemple avis CSE : « Au vu des éléments N-2/N-1/N et des perspectives, le CSE rend un avis :
  1. positif sur l'évolution de l'activité du groupe qui augmente de +12% et de +10% en France
  2. positif sur la marge qui augmente passant de 8.2% à 8.6%
  3. cependant le CSE sera vigilant sur l'annonce du groupe de faire des économies afin d'améliorer la marge qui doit être proche des concurrents à 9.4%
  4. négatif, sur le manque d'accompagnement des salariés sur l'arrivée de l'IA et sur le risque qui pèse sur l'emploi futur. »

Besoin d’échanger avec un expert ?

Une question sur votre prochaine consultation ? Un doute sur les documents transmis par la direction ? Parfois, un simple échange suffit à débloquer une situation ou clarifier un enjeu.

Nos experts-comptables spécialisés dans l’accompagnement des CSE sont disponibles pour vous écouter, vous orienter et répondre à vos interrogations, sans engagement.

« Nous faisons confiance à Soxia depuis 2012 pour l’ensemble de nos consultations. L'équipe nous a accompagnés avec rigueur et pédagogie dans 4 PSE et plus de 7 expertises sur la situation économique et financière sans parler des politiques sociales et des orientations stratégiques.

Dans un grand groupe coté en bourse, l’expérience de Renaud Nègre, expert-comptable spécialisé en CSE et connaissant les marchés financiers, a eu un impact déterminant face à notre direction.

Son approche allie précision technique et sens du résultat, nous permettant de rendre des avis du CSE plus structurés et réellement pris en compte par notre direction. »

Bruno PIZZIN Secrétaire du CSE de BRISTOL MYERS SQUIBB (secteur pharmaceutique)

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« Depuis plus de 10 ans, nous faisons confiance à Soxia pour nos consultations économiques et plusieurs politiques sociales. Leur équipe d’experts-comptables CSE est toujours à l’écoute. Ils connaissent notre secteur, notre réalité à La Grande Récré.

Chaque question trouve une réponse claire. On se sent vraiment épaulés. Après plus d’une décennie de collaboration, la qualité du travail et la disponibilité de Soxia restent exemplaires.

Un partenaire de confiance que je recommande à tous les élus CSE. »

S. SIMONNEAU Secrétaire du CSE de LA GRANDE RÉCRÉ (secteur du jouet)

Cette consultation permet au CSE de comprendre la situation économique et financière de l’entreprise, d’analyser ses résultats, marges et perspectives, et de formuler un avis éclairé au nom des salariés. Bien menée, cette consultation du CSE n’est pas une formalité : c’est un levier stratégique..

Grâce à l’appui d’un expert Soxia, les élus bénéficient d’une analyse indépendante et d’un véritable appui stratégique pour le dialogue social.

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Vous aussi, bénéficiez d’un accompagnement fiable et humain

Depuis plus de vingt ans, Soxia accompagne les élus de CSE à chaque étape de la consultation économique et financière de leur entreprise.
Nos experts-comptables spécialisés en CSE transforment des données financières complexes en enseignements clairs et actionnables, pour vous aider à : comprendre la situation réelle de votre entreprise, rédiger un avis du CSE motivé et structuré, et défendre efficacement les intérêts des salariés face à la direction.

Notre promesse : Une approche reconnue pour sa rigueur, sa pédagogie et sa transparence, au service d’un dialogue social éclairé

Pour aller plus loin : nos fiches pratiques

Approfondissez vos connaissances sur les sujets clés du mandat d’élu sur des sujets proches de la consultation et l'avis sur la situation économique et financière de votre entreprise.

Ils font confiance à Soxia depuis plusieurs années :

Questions fréquentes des élus

La consultation du CSE sur la situation économique et financière est-elle obligatoire ?
Oui, il s'agit d'une obligation légale d'ordre public, prévue à l'article L. 2312-25 du Code du travail, applicable à toutes les entreprises de plus de 50 salariés. Elle fait partie des 3 consultations récurrentes obligatoires du CSE, avec les orientations stratégiques et la politique sociale. La fréquence est annuelle par défaut, sauf accord d'entreprise qui peut l'espacer jusqu'à 3 ans maximum. Attention : un employeur qui refuse de consulter le CSE s'expose à un délit d'entrave. En savoir plus sur le cadre légal et les documents à demander.
Pourquoi voter un expert-comptable pour la consultation sur la situation économique et financière ?
L'expert-comptable traduit le jargon financier de la direction en enjeux sociaux concrets pour les élus. Il identifie les questions à poser, les marges de manœuvre pour vos futures négociations et vérifie la cohérence des choix stratégiques. Saviez-vous que 90% des élus se sentent plus crédibles face à la direction après une analyse indépendante ?
Quels sont les délais légaux pour rendre votre avis au CSE ?
En cas de recours à un expert, vous disposez généralement de deux mois pour rendre votre avis motivé (contre un mois sans expert). Ce délai supplémentaire est crucial pour mener une analyse approfondie et préparer vos questions. Anticipez votre désignation dès la réception des documents pour sécuriser votre calendrier.
Qui paie l'expert-comptable du CSE pour la consultation économique et financière ?
Pour cette consultation récurrente, les honoraires de l'expert-comptable sont intégralement pris en charge par l'employeur (article L. 2315-80) (0% sur votre budget de fonctionnement, voir l'article). C'est un droit légal qui garantit votre autonomie sans impacter vos ressources. Note importante : aucune participation ne peut vous être réclamée si l'expert est désigné dans le cadre légal.
L’expert-comptable peut-il demander les comptes de la holding ou d’une société sœur ?
Oui, si ces entités ont un impact direct sur la situation financière de votre entreprise (entreprise mère, entreprises soeurs, remontées de cash, management fees). La loi permet d'aller au-delà du simple périmètre juridique pour comprendre la réalité du groupe. Ne vous laissez pas enfermer au seul bilan de votre filiale. Découvrez comment l'expert accède aux comptes de la holding.
Comment rédiger un avis du CSE efficace après l'analyse de l'expert ?
L'avis ne doit pas être un simple vote "pour" ou "contre", mais une recommandation motivée basée sur des conclusions de l'expert. Un avis bien rédigé oblige la direction à une réponse écrite et argumentée. Modèles et conseils pour rédiger l'avis du CSE.
Sur combien d'années porte l'analyse de l'expert-comptable du CSE ?
Selon la Cour de cassation (arrêt du 1er juin 2023, n°21-23393), l'expertise ne peut porter que sur l'année faisant l'objet de la consultation et les deux années précédentes — en cohérence avec la temporalité de la BDESE. L'expert ne peut pas réclamer des documents antérieurs ni des documents qui n'existent pas. En revanche, il peut analyser les données prévisionnelles sur les années futures et étendre ses investigations aux filiales et holding du groupe.Découvrez l'accès renforcé de l'expert-comptable du CSE.
Que faire face à une direction qui refuse l'expertise ou le vote d'un expert-comptable en reunion de CSE ?
La direction ne peut pas s'opposer à l'examen annuel des comptes s'il est voté selon les règles. En cas de blocage ou de menace de "non-paiement", des arguments juridiques précis existent pour faire valoir vos droits. 90% des blocages de votre direction sont levés dès qu'un argumentaire légal solide est présenté. Consultez nos conseils pour argumenter face à la direction.
Le délai de consultation est-il reporté si l'expert n'a pas tous les documents ?
Le délai est préfix. Si des pièces clés manquent pour analyser la situation économique et financière, le CSE doit saisir le Tribunal Judiciaire en référé pour obtenir la communication des documents et la prolongation du délai. Agissez vite : une direction qui bloque l'accès aux comptes cherche souvent à limiter votre pouvoir de négociation. Découvrez comment réagir face au refus de la direction.

Pour aller plus loin

Vous pouvez consulter les pages suivantes de notre site internet :

Soxia : des experts du CSE à votre service

27 ans d’expertise au service des élus, +500 CSE accompagnés, + 400 consultations éco/fin menées, 100 % des expertises financées par l’employeur.

La société Soxia est membre de l'Ordre des Experts-Comptables.

Depuis 1998, Soxia intervient exclusivement auprès des représentants du personnel (CSE). La consultation sur la situation économique et financière est l'une de nos principales interventions.

Nos consultants (confirmés / expérimentés) ont divers parcours et profils : experts-comptables, juristes, économistes, industriels, représentants du personnel. Ils sont à même de répondre à l’ensemble de vos interrogations notamment dans le cadre de la consultation sur la situation économique.

CONTACTEZ-NOUS

Soxia : nos experts sont là pour vous aider et vous guider à chaque étape afin de garantir la réussite de votre mission. Vous pouvez nous joindre :

11 avenue d'Epremesnil
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Téléphone : 01 30 09 89 09

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Consultation du CSE sur la situation économique et financière de l’entreprise : obligations légales, délais, pièces, analyser les comptes et modèle d'avis motivé ?
Soxia

Renaud Nègre, expert-comptable diplômé depuis 2009, inscrit à l'Ordre, est en charge de Soxia. Soxia est une société spécialisée en CSE filiale d'un grand groupe d'expertise-comptable. Auparavant, Renaud Nègre a commencé sa carrière dans les marchés financiers et l'analyse financière des groupes cotés, ce qui lui a permis de rencontrer de nombreux dirigeants de sociétés du CAC 40 et de comprendre les enjeux des grands groupes.

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