Nous pouvons citer quelques exemples :
La perte d’un gros client, la faillite d’un gros fournisseur, des délais de paiements qui s’allongent, le départ d’une personne clef, des difficultés de trésorerie, des problèmes dans les coûts de fabrication, des capitaux propres faibles voire négatifs, une fusion qui ne se passe pas bien, des échanges entre les sociétés du groupe qui seraient désavantageuses pour une entreprise, un changement de technologies, une dégradation continue du chiffre d’affaires ou de la rentabilité, une forte sous activité, augmentation de la sous-traitance, sur-stockage, un secteur qui délocalise, un LBO qui devient de plus en plus difficile, une inondation, le rapprochement de concurrents, un changement d’actionnaire, trop de dettes, un lancement coûteux et raté, une filiale avec des difficultés (que vous financez), transfert des brevets dans un autre pays, les conséquences d’une crise comme le Covid.
Comme nous le voyons avec ces exemples, le critère de mise en œuvre de la procédure est donc plus important que celui qui est retenu pour les commissaires aux comptes. Il implique des faits de nature à rompre la continuité de l’exploitation (production) mais aussi des éléments ayant des effets sur l’aspect social de l’entreprise. Cela peut concerner également des mesures de restructuration et des suppressions d’emplois ; dans de nombreux cas, la procédure d’alerte déclenchée par le Comité social et économique précède des plans de sauvegarde de l’emploi, quels que soient par ailleurs la situation financière de l’entreprise et ses problèmes de trésorerie. On note trop souvent que les élus connaissaient les problèmes de l’entreprise mais n’ont pas su quoi faire.
Pour aller encore plus loin, un simple document alarmant laissé sur la photocopieuse peut vous pousser à déclencher une procédure d’alerte.
La liste de problèmes est grande, surtout en période de crise. Personne ne vous rapprochera de déclencher un droit d’alerte pour rien (notamment une phase 1). Veuillez toujours avoir un motif de déclenchement.
Sur tous les éléments pouvant entraîner un droit d’alerte, n’hésitez pas à nous questionner, étant expert-comptable, nous pourrons vous renseigner et vous aider à poser les questions dès la phase 1.