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Vu dans la presse · Le Berry Républicain

Comatelec Saint-Florent-sur-Cher : un accord PSE, et les salariés « continuent le combat »

À Saint-Florent-sur-Cher, le PSE de Comatelec Schréder (groupe Schréder) visait 101 suppressions de postes. Accompagnés par SOXIA, les élus CSE ont obtenu des mesures d’accompagnement solides : congé de reclassement long (18 à 20 mois), budget formation > 15.000 € par salarié, et prime supralégale d’environ 10.000 €. Dans le même temps, le CSE a rendu des avis défavorables sur le motif économique et sur la santé/sécurité/conditions de travail (notamment pour les 27 salariés maintenus). À noter : la DREETS (ex-Direccte) n’apprécie pas le motif économique — ce point se discute devant le conseil de prud’hommes. Au final, malgré le conflit social, le PSE conclu est un bon PSE au regard des garanties obtenues.

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PSE CSE Comatelec Saint-Florent-sur-Cher Négociation
Illustration : plan social/PSE, accompagnement des élus CSE par SOXIA

Revue de presse — Le Berry Républicain

Plan social chez Comatelec, un accord trouvé sur les mesures d'accompagnement mais les salariés « continuent le combat »

Référence : Article du Berry Républicain

[extraits] Près de quatre mois après l'annonce d'un plan de sauvegarde de l'emploi concernant 101 suppressions de postes à l'usine Comatelec de Saint-Florent-sur-Cher, partenaires sociaux et direction ont signé, lundi, un accord sur les mesures sociales d'accompagnement alors que les négociations arrivaient à leur terme. (...)

Cet accord intervient près de quatre mois après que la direction du groupe belge Schréder, propriétaire de l'usine florentaise, a annoncé la suppression de 101 postes localement (...) pour délocaliser la production française dans des usines en Espagne principalement, mais aussi au Portugal et en Ukraine.

Les partenaires sociaux et la direction se sont accordés sur plusieurs points. En premier lieu, le congé de reclassement qui ira de 18 mois à 20 mois pour les salariés de plus de 55 ans et les salariés fragiles (handicapés). Le budget de formation mutualisé sera de plus de 15.000 euros par salarié. Une prime additionnelle, prime supralégale, a également fait l'objet d'un accord. Selon les élus du comité social et économique (CSE), elle se monte à 10.000 euros par salarié.

Les élus du CSE sont moins enthousiastes. « Nous avons émis des avis défavorables sur le motif économique, sur les questions liées à la santé, la sécurité et les conditions de travail notamment pour les 27 salariés qui resteront. » Le CSE réclamait aussi un congé de reclassement de 24 mois. Il s'est en revanche montré favorable aux catégories d'emploi concernées par le PSE, les critères dans l'ordre des licenciements et le budget de formation.

Mi-septembre, un bras de fer entre direction et comité social et économique avait bloqué la production. Une grande partie du personnel s'était mis en grève plusieurs jours durant. (...)

Le 15 octobre dernier, le sénateur Rémy Pointereau a interpellé le ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, Bruno Le Maire, « sur les désertions industrielles qui se multiplient dans le Pays Florentais » en insistant notamment sur le cas de Comatelec. (...) Engagé sur de nombreux brasiers sociaux en France, le député de la France insoumise de la Somme François Ruffin, qui était venu soutenir les Comatelec le 24 septembre dernier à Saint-Florent-sur-Cher, a également interpellé le ministre de l'Economie à l'Assemblée nationale sur le cas Comatelec.(...)

Malgré cet accord, les représentants du CSE entendent « continuer le combat auprès des élus locaux. On souhaite être reçus à Bercy. Ce qu'on veut, c'est que ce qui nous arrive, n'arrive pas à d'autres, que l'État n'autorise plus des entreprises qui gagnent de l'argent à délocaliser. On va aussi se battre pour trouver un repreneur. On sera toujours dans les médias jusqu'à la fin. »

Ce que les élus CSE doivent vérifier

  • Motif économique : cohérence des difficultés invoquées, périmètre d’appréciation, déterminants (commandes, marges, trésorerie).
  • Pièces sources : comptes détaillés, plans de charge, hypothèses, comparatifs site/groupe, trajectoire industrielle.
  • Impacts sociaux : métiers touchés, compétences clés, reclassement, risques santé/sécurité/conditions de travail.

Notre intervention SOXIA : obtenir de meilleures mesures

  • Congé de reclassement : une durée très favorable obtenue (18 mois, jusqu’à 20 mois pour les +55 ans et salariés fragiles).
  • Formation : budget mutualisé > 15.000 € par salarié pour sécuriser le rebond.
  • Indemnisation : prime supralégale négociée (selon les élus : 10.000 € par salarié).

Conflit social, médias et leviers de pression

  • Grève / blocage : un bras de fer mi-septembre qui a stoppé la production plusieurs jours.
  • Soutiens publics : mobilisation locale, interpellations politiques, et venue de François Ruffin (24 septembre) avec relais à l’Assemblée.
  • Motif économique contesté : le CSE a rendu des avis défavorables ; la DREETS homologue le PSE mais ne tranche pas le motif économique, qui relève du conseil de prud’hommes.

En résumé — que faire ?

  • Anticiper : mobiliser l’expert-comptable 100% CSE et l’assistance juridique dès l’annonce du plan social.
  • Objectiver : documenter les incohérences du motif économique (contentieux prud’homal) et les impacts santé/sécurité.
  • Négocier : sécuriser un bon PSE (congé long, formation solide, prime supralégale) avec engagements écrits.

Renaud Negre

À propos de Renaud Negre Expert-comptable diplômé

Expertise 100% CSE — PSE & restructurations.

Renaud Negre accompagne les élus sur la lecture des chiffres, la qualification du motif économique, la construction d’alternatives et la négociation de mesures concrètes et mesurables.


Questions fréquentes (FAQ)

La DREETS valide-t-elle le motif économique ?

Non. La DREETS (ex-Direccte) homologue la procédure et les mesures du PSE, mais le motif économique relève d’un débat devant le conseil de prud’hommes.

Pourquoi viser un congé de reclassement long ?

Parce qu’il donne du temps et des moyens (formation, accompagnement, mobilité) pour retrouver un emploi, surtout pour les publics fragiles ou les +55 ans.

Comment renforcer la négociation ?

En objectivant les chiffres, en documentant les impacts santé/sécurité, et en exigeant des engagements écrits (indicateurs, jalons, comité de suivi).

Pourquoi parler d’un “bon PSE” malgré le conflit ?

Parce que les mesures obtenues (durée de congé, formation, prime) constituent un niveau de protection supérieur au projet initial, tout en préservant les voies de contestation du motif économique.



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