Après la loi de "sécurisation" de l'emploi (2013), la loi sur la transparence des comptes des CE (2014), la loi Rebsamen (2015), la loi Macron 1 (2015) pour sa partie sur le Code du travail et enfin la loi Travail (2016), le Code du travail et les instances représentatives du personnel sont de nouveau concernés par une réforme en 2017... La mise en place du CSE est possible depuis le 1er janvier 2018, le décret n° 2017-1819 étant publié au journal officiel le 30 décembre 2017.
La création d'une instance unique "comité social économique" (CSE) à la place du comité d'entreprise, des délégués du personnel et du CHSCT peut donc aujourd'hui se faire à l'occasion des prochaines élections dans votre entreprise. depuis le 1er janvier 2020, il n'y a plus de CE. Or, les règles changent entre le CE et le CSE. Le CHSCT disparaît en tant que instance autonome. Il devient une simple commission avec des capacités d'actions limitées (question du CHSCT et CSE).
Les membres du CSE disposent d'un droit à la formation : plus d’informations ici.
Sont donc fusionnés en une seule instance unique, le CSE, les délégués du personnel, le comité d’entreprise et le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) dans toutes les entreprises d'au moins 50 salariés avant le 31 décembre 2019.
L’utilisation du terme « fusionner » n’est pas anodin. Ainsi, il n’est pas question de regrouper mais bien de fondre le CE, les DP et le CHSCT dans le CSE qui aura une seule personnalité civile. De même, le CHSCT devient une simple commission. C’est le cas aujourd’hui au sein du comité d’entreprise avec la commission formation ou la commission égalité professionnelle. Leur rôle est notamment de préparer les consultations du CE sur leur sujet : elles n’ont pas de pouvoir de décision.
Une partie des attributions du CHSCT sera assurée par cette nouvelle Commission "santé, sécurité et conditions de travail". L'employeur préside cette CSSCT (nouvel article L2315-37 du Code du travail).
L'ordonnance n°2 ouvre aussi la possibilité de créer un « conseil d’entreprise » (CE) compétent pour négocier, conclure et réviser les conventions et accords d'entreprise. Ce "conseil d'entreprise" pourra uniquement devenir une réalité par un accord négocié avec les organisations syndicales. Ce garde-fou est important. En effet, ce "conseil" élargira les attributions du comité social et économique en le dotant d'un rôle de négociateur (donc à la place des délégués syndicaux...).