La loi de 2003, dite « Fillon », portant réforme des retraites, a modifié la donne des exonérations sociales en matière de cotisations de retraite et de prévoyance. Il s’agit d’une véritable bombe à retardement, dont peu d’élus ont pris conscience : en effet, un régime transitoire permettait de disposer jusqu’au 31 décembre 2008 des dispositions antérieures, plus favorables. Auparavant, le régime était suffisamment généreux pour que seuls les très hauts salaires et les contrats très avantageux fassent l’objet de réintégrations.